
mercredi 15 octobre 2008
Institute for Futures Studies: Creative Man
Creative Man contains a likely scenario for the near future and a model for explaining the behaviour of modern man, with a focus on the increasing societal and individual need for creativity.
A growing part of the labour force will be working with creativity and innovation in one way or another. In part because it is necessary for competition, but also because an increasing amount of employees will prefer it.
Creative Man is about future creative people and their impact on our society. The book explains the logic and drive behind "creative man" and analyses which consequences it will incur within areas such as future education, professions and media.
The book received a lot of attention as well as enthusiastic responses from both business people and artists, and the two first printings were quickly sold out. Originally it was only printed in Danish, but because of its popularity, the Copenhagen Institute for Futures Studies has now decided to produce an English version. We have also decided to make the document available for free download on the Internet in order to spread the ideas as widely as possible for the benefit of everyone.
Read or download Creative Man
Official site of Creative Man
Just For Fun
Un saumon atlantique de 7 kg a été pêché il y a quelques jours dans la Seine, aux portes de Paris, ce qui constitue une première depuis 70 ans, a affirmé aujourd'hui la Fédération nationale de la pêche en France.
Le poisson, qui mesure 97 cm, a été pêché le 3 octobre au barrage de Suresnes, en banlieue parisienne.
Selon la Fédération, les saumons remontant le fleuve étaient recensés jusque dans les années 20 mais ont disparu depuis en raison de la pollution de l'eau mais aussi de la présence de nombreux barrages, qui sont autant d'obstacles.
Le poisson, qui mesure 97 cm, a été pêché le 3 octobre au barrage de Suresnes, en banlieue parisienne.
Selon la Fédération, les saumons remontant le fleuve étaient recensés jusque dans les années 20 mais ont disparu depuis en raison de la pollution de l'eau mais aussi de la présence de nombreux barrages, qui sont autant d'obstacles.
AFP
CRISE BANCAIRE • L'heure de vérité a sonné - Paul KRUGMAN dans le New York Times
La réunion du G7 le 10 octobre, puis celles de la Banque mondiale et du FMI ce week-end, sont l'occasion ou jamais de lancer un plan de sauvetage mondial, estime l'économiste Paul Krugman.
Paul KrugmanDR
Le mois dernier, lorsque le Trésor américain a décidé de laisser couler Lehman Brothers, j'ai écrit que le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, jouait à la roulette russe financière. De fait, le coup est bien parti : l'effondrement de Lehman a transformé une crise financière déjà profonde en catastrophe internationale. Quelques jours plus tard, les conséquences de la chute de Lehman étaient visibles. Pourtant, les décideurs politiques ont essentiellement brassé du vent ces quatre dernières semaines. A présent, c'est l'heure de vérité. Ils feraient bien d'agir vite, en annonçant un plan de sauvetage coordonné dès ce week-end, sans quoi le monde entier pourrait connaître la pire récession depuis la crise de 1929. Faisons le point sur la situation. La crise a commencé par l'explosion de la bulle immobilière, qui a conduit à des défaillances massives d'emprunteurs et à d'importantes pertes pour nombre d'institutions financières. Ce premier choc a été suivi d'effets secondaires : le manque de capitaux a obligé les banques à se retirer, provoquant ainsi une nouvelle baisse de la valeur des actifs, de nouvelles pertes, et ainsi de suite. La perte de confiance dans les banques - et notamment la défiance réciproque qui s'est installée entre elles - a renforcé ce cercle vicieux. La dégringolade s'est accélérée après la faillite de Lehman. Les marchés monétaires, déjà nerveux, ont cessé de fonctionner, et les seules choses que les investisseurs soient désormais prêts à acheter, ce sont des bons du Trésor et des bouteilles d'eau. La réaction des deux principales puissances monétaires - les Etats-Unis et l'Union européenne - a été terriblement inadéquate. Privée de gouvernement commun, l'Europe s'est montrée littéralement incapable d'agir de façon coordonnée. Chaque Etat a pris des mesures pour son compte, sans concertation, et les propositions de réponse unifiée ont échoué. Les Etats-Unis auraient dû se trouver en plus forte position, et l'annonce du plan Paulson a effectivement provoqué un sursaut d'optimisme. Mais tout le monde a rapidement compris que ce plan manquait tragiquement de clarté intellectuelle. Le secrétaire au Trésor proposait de racheter pour 700 milliards de dollars d'actifs douteux - liés aux prêts hypothécaires pourris -, mais il n'a jamais réussi à expliquer en quoi cela permettrait de résoudre la crise. De nombreux économistes estiment qu'Henry Paulson aurait mieux fait de proposer des injections directes de capitaux dans les établissements financiers. L'Etat américain leur aurait alors apporté l'argent nécessaire à la poursuite de leurs activités, enrayant ainsi la dégringolade, en échange d'une entrée dans leur capital. En modifiant le plan Paulson, le Congrès a introduit des dispositions qui rendent possibles, mais pas obligatoires, de telles injections de capitaux. Pourtant, jusqu'à il y a deux jours, le secrétaire au Trésor se refusait encore catégoriquement à faire ce qu'il y avait à faire. Le 8 octobre, le gouvernement britannique, faisant preuve d'un bon sens trop rare aux Etats-Unis, a annoncé qu'il fournirait 50 milliards de livres [63 milliards d'euros] de capitaux aux banques (ce qui équivaudrait proportionnellement, pour l'économie américaine, à 500 milliards de dollars) et qu'il garantirait les transactions interbancaires. Les responsables du Trésor américain assurent désormais envisager des mesures similaires, faisant ainsi usage de l'autorité dont ils ne voulaient pas, mais que le Congrès leur avait tout de même conférée. Reste à savoir si ces initiatives ne sont pas trop timides ni trop tardives. Je ne le pense pas, mais il serait vraiment alarmant que ce week-end se passe sans l'annonce crédible d'un nouveau plan de sauvetage financier, qui n'inclue pas seulement les Etats-Unis mais l'ensemble des grands acteurs concernés. Pourquoi ce week-end ? Parce qu'il se trouve que deux rencontres d'importance ont lieu à Washington. Vendredi 10 octobre sont réunies les plus hautes autorités financières des grands pays développés [G7 Finances], tandis que samedi et dimanche se tiennent les réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Si chacun rentre chez soi sans autre chose que de vagues déclarations d'intention sur sa volonté de garder le contrôle, la dégringolade pourrait encore s'aggraver. C'est donc maintenant qu'il faut agir. Vous pensez peut-être que la situation ne peut pas empirer - mais si, elle le peut. Et, si rien n'est fait dans les tout prochains jours, elle prendra assurément un tour catastrophique.
Paul KrugmanThe New York Times
Paul KrugmanDR
Le mois dernier, lorsque le Trésor américain a décidé de laisser couler Lehman Brothers, j'ai écrit que le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, jouait à la roulette russe financière. De fait, le coup est bien parti : l'effondrement de Lehman a transformé une crise financière déjà profonde en catastrophe internationale. Quelques jours plus tard, les conséquences de la chute de Lehman étaient visibles. Pourtant, les décideurs politiques ont essentiellement brassé du vent ces quatre dernières semaines. A présent, c'est l'heure de vérité. Ils feraient bien d'agir vite, en annonçant un plan de sauvetage coordonné dès ce week-end, sans quoi le monde entier pourrait connaître la pire récession depuis la crise de 1929. Faisons le point sur la situation. La crise a commencé par l'explosion de la bulle immobilière, qui a conduit à des défaillances massives d'emprunteurs et à d'importantes pertes pour nombre d'institutions financières. Ce premier choc a été suivi d'effets secondaires : le manque de capitaux a obligé les banques à se retirer, provoquant ainsi une nouvelle baisse de la valeur des actifs, de nouvelles pertes, et ainsi de suite. La perte de confiance dans les banques - et notamment la défiance réciproque qui s'est installée entre elles - a renforcé ce cercle vicieux. La dégringolade s'est accélérée après la faillite de Lehman. Les marchés monétaires, déjà nerveux, ont cessé de fonctionner, et les seules choses que les investisseurs soient désormais prêts à acheter, ce sont des bons du Trésor et des bouteilles d'eau. La réaction des deux principales puissances monétaires - les Etats-Unis et l'Union européenne - a été terriblement inadéquate. Privée de gouvernement commun, l'Europe s'est montrée littéralement incapable d'agir de façon coordonnée. Chaque Etat a pris des mesures pour son compte, sans concertation, et les propositions de réponse unifiée ont échoué. Les Etats-Unis auraient dû se trouver en plus forte position, et l'annonce du plan Paulson a effectivement provoqué un sursaut d'optimisme. Mais tout le monde a rapidement compris que ce plan manquait tragiquement de clarté intellectuelle. Le secrétaire au Trésor proposait de racheter pour 700 milliards de dollars d'actifs douteux - liés aux prêts hypothécaires pourris -, mais il n'a jamais réussi à expliquer en quoi cela permettrait de résoudre la crise. De nombreux économistes estiment qu'Henry Paulson aurait mieux fait de proposer des injections directes de capitaux dans les établissements financiers. L'Etat américain leur aurait alors apporté l'argent nécessaire à la poursuite de leurs activités, enrayant ainsi la dégringolade, en échange d'une entrée dans leur capital. En modifiant le plan Paulson, le Congrès a introduit des dispositions qui rendent possibles, mais pas obligatoires, de telles injections de capitaux. Pourtant, jusqu'à il y a deux jours, le secrétaire au Trésor se refusait encore catégoriquement à faire ce qu'il y avait à faire. Le 8 octobre, le gouvernement britannique, faisant preuve d'un bon sens trop rare aux Etats-Unis, a annoncé qu'il fournirait 50 milliards de livres [63 milliards d'euros] de capitaux aux banques (ce qui équivaudrait proportionnellement, pour l'économie américaine, à 500 milliards de dollars) et qu'il garantirait les transactions interbancaires. Les responsables du Trésor américain assurent désormais envisager des mesures similaires, faisant ainsi usage de l'autorité dont ils ne voulaient pas, mais que le Congrès leur avait tout de même conférée. Reste à savoir si ces initiatives ne sont pas trop timides ni trop tardives. Je ne le pense pas, mais il serait vraiment alarmant que ce week-end se passe sans l'annonce crédible d'un nouveau plan de sauvetage financier, qui n'inclue pas seulement les Etats-Unis mais l'ensemble des grands acteurs concernés. Pourquoi ce week-end ? Parce qu'il se trouve que deux rencontres d'importance ont lieu à Washington. Vendredi 10 octobre sont réunies les plus hautes autorités financières des grands pays développés [G7 Finances], tandis que samedi et dimanche se tiennent les réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Si chacun rentre chez soi sans autre chose que de vagues déclarations d'intention sur sa volonté de garder le contrôle, la dégringolade pourrait encore s'aggraver. C'est donc maintenant qu'il faut agir. Vous pensez peut-être que la situation ne peut pas empirer - mais si, elle le peut. Et, si rien n'est fait dans les tout prochains jours, elle prendra assurément un tour catastrophique.
Une explication de la crise, j'aurais voulu l'écrire :)
Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas deCalais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèlesclients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vuqu'elle vend à crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, enplus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon derouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifsrecouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettesdes ivrognes comme garantie.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifsrecouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettesdes ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces créancesrecouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiersque nul n'est capable de comprendre.
Ces titres sont ensuite revendus par la Banque Mme Ginette sur les bourses du monde entier à des investisseurs qui les achètent eux-même à crédit (Bingo, encore une marge pour les banques !). Ils sont alors négociés entre investisseurs pendant des années sur les marchés financiers de 80 pays.
La Banque de Mme Ginette s'étant ainsi refinancée, elle peut recommencer de plus belles et même développer cette activité fort lucrative : prêt à Mme Ginette avec une marge, revente des créances avec encore une marge, et crédit aux investisseurs qui les lui achètent : 3ème marge !!!
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de
Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes :
La buvette de Mme Ginette fait faillite,
Les investisseurs qui ont racheté les créances des alcoolos aussi,
ils ne peuvent plus rembourser les crédits qu'ils ont pris pour acheter lesdites créances,
Les banques se retrouvent alors touchées, rattrappées par les pilules dont elles ont empoisonné les marchés.
Tout ça fait boule de neige, et le monde entier entre en crise.
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