dimanche 30 novembre 2008

Washington Irving - Biographie

Washington Irving est le plus jeune des onze enfants d'un riche négociant. Très tôt, il développe une passion pour les livres, dévorant Robinson Crusoé ou les Mille et une nuits. Avocat, il étudie le droit en privé dans les bureaux d'Henry Masterton (1798), Brockholst Livingston (1801) et John Ogde Hoffman (1802), mais ne pratique que brièvement. De 1804 à 1806, il voyage à travers l'Europe, visitant Marseille, Gênes, la Sicile et Rome. À son retour aux États-Unis, en 1806, Irving est admis au barreau de New York. Il monte avec ses frères une entreprise (qui devait s'effondrer en 1818). Pendant la guerre de 1812, Irving assiste militairement le gouverneur de New York, Tompkins, dans l'armée américaine.

La carrière littéraire d'Irving débute dans la presse. Il contribue, entre 1802 et 1803, à The Morning Chronicle, qui est édité par son frère Peter, puis, entre 1807 et 1808, à Salmagundi, écrivant en collaboration avec son frère William et James Kirke Paulding. De 1812 à 1814, il est rédacteur à l'Analetic magazine, à Philadelphie et à New York.

En 1809 paraît une Histoire de New York racontée par Dietrich Knickerbocker (qui est censé être un excentrique étudiant américain d'origine hollandaise), évocation fantaisiste des premières années de Manhattan à l'époque de la colonie hollandaise. Le nom de « Knickerbocker » devait d'ailleurs servir à désigner la première école littéraire américaine, dont Irving est la figure principale. Le livre appartient encore au folklore de New York, et le mot de « Knickerbocker » est toujours employé pour désigner les New-yorkais dont la famille pourrait descendre des premiers colons hollandais.
Devant le succès de ce premier ouvrage, Irving écrit dans la même veine, en 1819-1820, Le Livre de croquis de Geoffrey Crayon, un recueil d'histoires fortement influencé par les contes populaires allemands, qui comprend quelques-unes de ses nouvelles parmi les plus connues — la Légende de Sleepy Hollow (The Legend of Sleepy Hollow) et Rip van Winkle. En 1822 est publiée une suite, Bracebridge Hall.

Fiancé avec Matilda Hoffmann, celle-ci meurt en 1809 à l'âge de dix-sept ans. Hanté par le souvenir de la jeune femme, il ne devait jamais se marier. Après la mort de sa mère, Irving décide de s'installer en Europe, où il demeure pendant dix-sept ans, de 1815 à 1832. Il habite successivement à Dresde (1822-1823), à Londres (1824) et à Paris (1825). Par la suite, il s'établit en Espagne, où il travaille pour l'ambassade des États-Unis à Madrid (1826-1829).
Pendant ce séjour en Espagne, il écrit une série de livres sur l'Espagne du XVe siècle : Une histoire et les voyages de Christophe Colomb (1828), La Chronique de la conquête de Grenade (1829), et Les Compagnons de Colomb (1831), ouvrages basés sur une recherche historique soignée, mais aussi Les Contes de l'Alhambra (1832), renvoyant à l'histoire et aux légendes de l'Espagne maure.

En 1832, Irving rentre à New York, où il est accueilli avec enthousiasme comme le premier auteur américain à avoir conquis une renommée internationale. Il voyage dans le sud et l'ouest des Etats-Unis et écrit Le Mélange de Crayon, Une excursion dans les prairies (1835) et Les Aventures du capitaine Bonneville (1837). Il est l'une des premières personnalités du XIXe siècle siècle à parler ouvertement de la dégradation des relations entre les tribus indiennes d'Amérique et les Européens dans son roman Astoria (1836). De 1836 à 1842, Irving vit au manoir de Sunnyside, à Tarrytown, sur les rives de l'Hudson, dans l'État de New York, où Charles Dickens vient le visiter lors de son voyage en Amérique.

En 1842, Irving est nommé par Daniel Webster, secrétaire d'État, ambassadeur des États-Unis en Espagne, poste qu'il occupera jusqu'en 1845. De retour en Amérique, il passe les dernières années de sa vie à Tarrytown. À cette époque, il travaille à Mahomet et ses successeurs (1849), au Perchoir de Wolfert (1855) et aux cinq volumes de La Vie de George Washington. Il meurt à Tarrytown en 1859.
Il est considéré comme le mentor d'auteurs comme Nathaniel Hawthorne, Henry Wadsworth Longfellow, et Edgar Allan Poe. Irving a popularisé le surnom « Gotham » pour New York, plus tard utilisé dans des bandes dessinées et des films de Batman. De même, on prétend qu'il est l'inventeur de l'expression « le dollar tout-puissant ».

samedi 29 novembre 2008

Tim Burton - Filmographie

Courts métrages
1971 : The Island of Doctor Agor
1979 : Stalk of the Celery Monster
1982 : Aladdin and his Wonderful Lamp (dans l'émission Shelley Duvall's Faerie Tale Theatre)
1982 : Vincent (disponible en version française sur le dvd L'étrange noël de Monsieur Jack)
1982 : Hansel and Gretel
1982 : Luau coréalisé et coscénarisé avec Jerry Rees
1984 : Frankenweenie
1985 : The Jar

Longs métrages
1986 : Pee-Wee Big Adventure (The Story of a Rebel and his Bike)
1988 : Beetlejuice
1989 : Batman
1990 : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
1991 : Batman, le défi (Batman Returns)
1994 : Ed Wood
1996 : Mars Attacks!
1999 : Sleepy Hollow
2001 : La Planète des singes (Planet of the apes)
2003 : Big Fish
2005 : Charlie et la chocolaterie
2005 : Les Noces funèbres (Corpse Bride) coréalisateur avec Mike Johnson
2007 : Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street
2010 : Alice in Wonderland 3D (en préparation)
2009 : Frankenweenie 3D (en préparation)

Acteur
1992 : Singles de Cameron Crowe
1994 : A Century of Cinema de Caroline Thomas

Scénariste
1982 : Vincent
1985 : Frankenweenie
1988 : Beetlejuice
1990 : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
1993 : L'Étrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare before Christmas) de Henry Selick
1996 : James et la pêche géante (James and the Giant Peach) de Henry Selick, scén. sous de le pseudonyme de Karey Kirkpatrick
2005 : Les Noces funèbres (Corpse Bride)

Producteur
1988 : Beetlejuice
1990 : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
1991 : Batman, le défi (Batman Returns)
1993 : L'Étrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare before Christmas) de Henry Selick
1994 : Ed Wood
1995 : Batman Forever de Joel Schumacher
1996 : James et la pêche géante (James and the Giant Peach) de Henry Selick
1996 : Mars Attacks!
2005 : Les Noces Funèbres (Corpse Bride) de Mike Johnson
2008 : Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street

Directeur artistique
1993 : L'Étrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare Before Christmas) de Henry Selick avec les voix de Chris Sarandon, Danny Elfman, Johnny Depp, Helena

Animation et effets visuels
1981 : Rox et Rouky (The Fox and the Hound) de Richard Rich et Ted Berman avec Mickey Rooney, Morvan Salezy
1985 : Taram et le Chaudron Magique (The Black Cauldron) de Ted Berman et Richard Rich avec Grant Bardsley, Thierry Bourdon.
1996 : James et la pêche géante (James and the Giant Peach)

mercredi 15 octobre 2008

Alexander McQueen Automne Hiver 2008 2009





Love David Lynch

www.inlandempirecinema.com

www.davidlynch.com

www.davidlynch.com/miniswitchboard.html

Last but not least:
http://www.davidlynchfoundation.org

Institute for Futures Studies: Creative Man


Creative Man contains a likely scenario for the near future and a model for explaining the behaviour of modern man, with a focus on the increasing societal and individual need for creativity.

A growing part of the labour force will be working with creativity and innovation in one way or another. In part because it is necessary for competition, but also because an increasing amount of employees will prefer it.

Creative Man is about future creative people and their impact on our society. The book explains the logic and drive behind "creative man" and analyses which consequences it will incur within areas such as future education, professions and media.

The book received a lot of attention as well as enthusiastic responses from both business people and artists, and the two first printings were quickly sold out. Originally it was only printed in Danish, but because of its popularity, the Copenhagen Institute for Futures Studies has now decided to produce an English version. We have also decided to make the document available for free download on the Internet in order to spread the ideas as widely as possible for the benefit of everyone.

Read or download Creative Man
Official site of Creative Man

Just For Fun

Un saumon atlantique de 7 kg a été pêché il y a quelques jours dans la Seine, aux portes de Paris, ce qui constitue une première depuis 70 ans, a affirmé aujourd'hui la Fédération nationale de la pêche en France.
Le poisson, qui mesure 97 cm, a été pêché le 3 octobre au barrage de Suresnes, en banlieue parisienne.
Selon la Fédération, les saumons remontant le fleuve étaient recensés jusque dans les années 20 mais ont disparu depuis en raison de la pollution de l'eau mais aussi de la présence de nombreux barrages, qui sont autant d'obstacles.
AFP

CRISE BANCAIRE • L'heure de vérité a sonné - Paul KRUGMAN dans le New York Times

La réunion du G7 le 10 octobre, puis celles de la Banque mondiale et du FMI ce week-end, sont l'occasion ou jamais de lancer un plan de sauvetage mondial, estime l'économiste Paul Krugman.
Paul KrugmanDR
Le mois dernier, lorsque le Trésor américain a décidé de laisser couler Lehman Brothers, j'ai écrit que le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, jouait à la roulette russe financière. De fait, le coup est bien parti : l'effondrement de Lehman a transformé une crise financière déjà profonde en catastrophe internationale. Quelques jours plus tard, les conséquences de la chute de Lehman étaient visibles. Pourtant, les décideurs politiques ont essentiellement brassé du vent ces quatre dernières semaines. A présent, c'est l'heure de vérité. Ils feraient bien d'agir vite, en annonçant un plan de sauvetage coordonné dès ce week-end, sans quoi le monde entier pourrait connaître la pire récession depuis la crise de 1929. Faisons le point sur la situation. La crise a commencé par l'explosion de la bulle immobilière, qui a conduit à des défaillances massives d'emprunteurs et à d'importantes pertes pour nombre d'institutions financières. Ce premier choc a été suivi d'effets secondaires : le manque de capitaux a obligé les banques à se retirer, provoquant ainsi une nouvelle baisse de la valeur des actifs, de nouvelles pertes, et ainsi de suite. La perte de confiance dans les banques - et notamment la défiance réciproque qui s'est installée entre elles - a renforcé ce cercle vicieux. La dégringolade s'est accélérée après la faillite de Lehman. Les marchés monétaires, déjà nerveux, ont cessé de fonctionner, et les seules choses que les investisseurs soient désormais prêts à acheter, ce sont des bons du Trésor et des bouteilles d'eau. La réaction des deux principales puissances monétaires - les Etats-Unis et l'Union européenne - a été terriblement inadéquate. Privée de gouvernement commun, l'Europe s'est montrée littéralement incapable d'agir de façon coordonnée. Chaque Etat a pris des mesures pour son compte, sans concertation, et les propositions de réponse unifiée ont échoué. Les Etats-Unis auraient dû se trouver en plus forte position, et l'annonce du plan Paulson a effectivement provoqué un sursaut d'optimisme. Mais tout le monde a rapidement compris que ce plan manquait tragiquement de clarté intellectuelle. Le secrétaire au Trésor proposait de racheter pour 700 milliards de dollars d'actifs douteux - liés aux prêts hypothécaires pourris -, mais il n'a jamais réussi à expliquer en quoi cela permettrait de résoudre la crise. De nombreux économistes estiment qu'Henry Paulson aurait mieux fait de proposer des injections directes de capitaux dans les établissements financiers. L'Etat américain leur aurait alors apporté l'argent nécessaire à la poursuite de leurs activités, enrayant ainsi la dégringolade, en échange d'une entrée dans leur capital. En modifiant le plan Paulson, le Congrès a introduit des dispositions qui rendent possibles, mais pas obligatoires, de telles injections de capitaux. Pourtant, jusqu'à il y a deux jours, le secrétaire au Trésor se refusait encore catégoriquement à faire ce qu'il y avait à faire. Le 8 octobre, le gouvernement britannique, faisant preuve d'un bon sens trop rare aux Etats-Unis, a annoncé qu'il fournirait 50 milliards de livres [63 milliards d'euros] de capitaux aux banques (ce qui équivaudrait proportionnellement, pour l'économie américaine, à 500 milliards de dollars) et qu'il garantirait les transactions interbancaires. Les responsables du Trésor américain assurent désormais envisager des mesures similaires, faisant ainsi usage de l'autorité dont ils ne voulaient pas, mais que le Congrès leur avait tout de même conférée. Reste à savoir si ces initiatives ne sont pas trop timides ni trop tardives. Je ne le pense pas, mais il serait vraiment alarmant que ce week-end se passe sans l'annonce crédible d'un nouveau plan de sauvetage financier, qui n'inclue pas seulement les Etats-Unis mais l'ensemble des grands acteurs concernés. Pourquoi ce week-end ? Parce qu'il se trouve que deux rencontres d'importance ont lieu à Washington. Vendredi 10 octobre sont réunies les plus hautes autorités financières des grands pays développés [G7 Finances], tandis que samedi et dimanche se tiennent les réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Si chacun rentre chez soi sans autre chose que de vagues déclarations d'intention sur sa volonté de garder le contrôle, la dégringolade pourrait encore s'aggraver. C'est donc maintenant qu'il faut agir. Vous pensez peut-être que la situation ne peut pas empirer - mais si, elle le peut. Et, si rien n'est fait dans les tout prochains jours, elle prendra assurément un tour catastrophique.
Paul KrugmanThe New York Times

Une explication de la crise, j'aurais voulu l'écrire :)

Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas deCalais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèlesclients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vuqu'elle vend à crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, enplus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon derouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifsrecouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettesdes ivrognes comme garantie.

Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces créancesrecouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiersque nul n'est capable de comprendre.
Ces titres sont ensuite revendus par la Banque Mme Ginette sur les bourses du monde entier à des investisseurs qui les achètent eux-même à crédit (Bingo, encore une marge pour les banques !). Ils sont alors négociés entre investisseurs pendant des années sur les marchés financiers de 80 pays.

La Banque de Mme Ginette s'étant ainsi refinancée, elle peut recommencer de plus belles et même développer cette activité fort lucrative : prêt à Mme Ginette avec une marge, revente des créances avec encore une marge, et crédit aux investisseurs qui les lui achètent : 3ème marge !!!
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de
Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes :
La buvette de Mme Ginette fait faillite,
Les investisseurs qui ont racheté les créances des alcoolos aussi,
ils ne peuvent plus rembourser les crédits qu'ils ont pris pour acheter lesdites créances,
Les banques se retrouvent alors touchées, rattrappées par les pilules dont elles ont empoisonné les marchés.

Tout ça fait boule de neige, et le monde entier entre en crise.

jeudi 25 septembre 2008

Mode Futur : Une Fenêtre Magique !

Servodan a mis au point un système qui rend compte en image de la luminosité des couleurs et de la température. Les variations de l'image reflètent les changements de lumière au cours d'une journée, à la fois les grandes tendances du matin du midi et de la nuit, mais également l'effet plus nuancé sur la lumière du passage d'un nuage, par exemple.

La Fontaine : Le Loup et l'Agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.-
Je n'en ai point.
- C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

La Fontaine

lundi 22 septembre 2008

A méditer : Jean-Chritophe Ruffin

Né le 28 juin 1952 à Bourges (Cher). Études aux lycées Janson-de-Sailly et Claude-Bernard à Paris, Faculté de médecine Pitié-Salpêtrière. Docteur honoris causa de l’université Laval (Québec) et de l’Université catholique de Louvain (Belgique). Docteur en médecine (spécialité en neurologie et psychiatrie), Diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris. Interne (1975-1981), chef de clinique et assistant des hôpitaux de Paris (1981-1983) puis attaché (1983-1985) des hôpitaux de Paris, chargé de mission auprès de Claude Malhuret (secrétaire d’État aux Droits de l’homme) (1986-1988), attaché culturel et de coopération près l’ambassade de France au Brésil (1989-1990), vice-président de Médecins sans frontières (MSF) (1991-1993), conseiller auprès de François Léotard (ministre d’État, ministre de la Défense) (1993-1995), médecin attaché à l’hôpital de Nanterre (1994-1995) puis praticien hospitalier à l’hôpital Saint Antoine à Paris (1995-1998), membre du Conseil d’analyse de la société (2004-2005), membre du conseil de surveillance du groupe Express-Expansion (depuis 2005), ambassadeur, haut représentant de la République au Sénégal (depuis 2007) ; administrateur de la Croix-Rouge française (1994-1996), de l’Institut Pasteur, du groupe France Télévisions et de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) (depuis 2005) ; directeur de recherche (1996-1999) à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) ; directeur médical puis président (2002-2007) d’Action internationale contre la faim (AICF) devenue (1999) Action contre la faim (ACF) ; maître de conférence à l’IEP de Paris (1991-2002), à l’université Paris XIII-Nord (1993-1995) et au Collège inter-armée de défense (Cid). Élu à l’Académie française, le 19 juin 2008, au fauteuil de Henri Troyat (28 e fauteuil).

Accord énergétique entre Ankara et Erevan

Longtemps ennemies, la Turquie et l'Arménie opèrent un rapprochement dans le domaine énergétique.
Un accord entre les deux pays prévoit que la partie turque passera d'abord quatre à cinq mois à remettre en état toutes les infrastructures nécessaires en Turquie. Dans les premiers temps, les quantités d'électricité à transférer ont été fixées à 1,5 milliard de kilowattheures par an, un chiffre qui devrait par la suite être progressivement porté à 3,5 milliards, à mesure que les capacités de transport progresseront. Pour l'Arménie, cela représente un tout nouveau marché. Elle dispose des capacités énergétiques nécessaires, et le récent accord permettra de valoriser au mieux ce potentiel.

A méditer : la Banqueroute, mais laquelle ?

Des centaines de milliards de dollars perdus, des dizaines de banques en perdition, banqueroute, la crise est-elle celle du capitalisme où celle d’un certain mode d’organisation de la civilisation humaine ? Question du débat entre Michel Serres et Michel Polacco.

Les plus grandes banque américaines sont en déroute, toute l’économie mondiale est bouleversée, et qui va payer ? Est-ce un système qui s’écroule ? (6'20")

jeudi 18 septembre 2008

Une théorie sur 9.11 à méditer

Loose Change

Quelques pistes de réflexions :

La loi du marché est elle toujours la meilleure ?
La science économique n'est-elle que l'étude des faits a posteriori ?
Les investissements risqués des marchés financiers et les arnaques pyramidales, même combat ?
Jusqu'à quel seuil les anticipations autoréalisatrices peuvent elles se produire avant de se retourner ?

Le dialogue entre Antigone et Créon

Créon se retrouve seul face à Antigone, venant de commettre son crime, ayant tenté à deux reprises d'ensevelir son frère Polynice. S'étant faite arrêter pour avoir été prise sur le fait, il tente de la sauver. Il lui propose de faire accuser un garde, un complot, de faire mourir quelqu'un d'autre à sa place, et il essaie de la "ramener à la raison". Mais elle reste sourde et impassible à ses arguments, elle "ne veut pas comprendre". Il s'emporte alors, et fait ressortir ses propres défauts et ses faiblesses.
Selon lui, il ne fait qu'accomplir son devoir, il n'a rien demandé..."Thèbes a droit maintenant à un prince sans histoire. Moi, je m'appelle seulement Créon, Dieu merci. J'ai mes deux pieds sur terre, mes deux mains enfoncées dans mes poches, et, puisque je suis roi, j'ai résolu, avec moins d'ambition que ton père, de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible." Il lui reproche également de choisir la facilité, de dire non... On pourrait penser, nous, lecteurs, que ce n'est pas facile de dire non, mais Créon, lui, pense le contraire. Il pense que ça n'est pas facile de dire oui... De savoir que parfois ces lois sont injustes, ou stupides, mais de devoir dire oui... Ou d'avoir un rôle et un impact trop important pour se permettre de dire non à la légère, de se rebeller, par principe...
Mais une fois de plus, Antigone repousse son argument. "Qu'est-ce que vous voulez que cela me fasse, à moi, votre politique, votre nécessité, vos pauvres histoires ? Moi, je peux encore dire "non" encore à tout ce que je n'aime pas et je suis seule juge." dit-elle, ou encore "Pauvre Créon ! Avec mes ongles cassés et pleins de terre et les bleus que tes gardes m'ont faits aux bras, avec ma peur qui me tord le ventre, moi je suis reine." Créon la traite alors d'"Orgueilleuse. Petite Oedipe"... Il aborde alors le sujet de sa famille. Il reproche à Œdipe tout son orgueil, qui a déteint sur Antigone... Et il dévoile la véritable personnalité d'Eteocle et de Polynice, deux voyous, ne valant pas mieux l'un que l'autre, n'aimant d'ailleurs même pas leurs sœurs, ni leur père, n'étant ni l'un un héros, ni l'autre un traître, mais tous deux des crapules, avides et cupides, s'étant bêtement entretués pour le pouvoir. Il avoue alors n'avoir aucune conviction que l'un est un héros ou l'autre un traître, c'est seulement pour le peuple... pour donner un bon et un mauvais exemple, le peuple a besoin d'un héros et d'un traître... Il avoue aussi qu'il ne sait même pas si le corps qui croupit là-dehors est bien celui de Polynice. Il reconnaît l'avoir pris tout à fait au hasard.
Devant l'absurdité de la religion, des rites, de tout cela, devant la stupidité de tant de conviction pour des choses que Créon lui prouve sans importance, Antigone est prête à céder... Mais Créon lui parle alors du bonheur qu'elle est si prête d'atteindre si elle refuse de mourir pour son frère. Un bonheur avec quelques concessions, mais un bonheur tout de même... Mais Antigone se rétracte aussitôt, par fierté et par principe. Elle témoigne alors de son rejet de cette société qu'elle n'a jamais accepté..."Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste , moi, et de me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage." Créon est à court d'arguments et devant l'emportement grandissant de sa nièce qui menace d'ébruiter l'affaire, il cède... Antigone veut mourir, eh bien, elle mourra...
Malgré les supplications de son fils qui lui demande de gracier sa fiancée, la sentence est appliquée. Antigone se pend dans la grotte où Créon l'a fait emmurer vivante. Hémon perd alors l'admiration qu'il avait pour son père qu'il considérait comme un homme puissant et juste. Non préparé psychologiquement à tant de désillusions et rendu fou de chagrin par la disparition d'Antigone, il la rejoint dans la mort en se poignardant avec son épée. Eurydice, apprenant le décès de son fils, se suicide à son tour. Sa famille décimée, Créon, abandonné de tous, continue de gouverner les hommes en attendant sa propre mort comme une délivrance.

samedi 6 septembre 2008

Il parait que : Pour le cerveau, se souvenir d'une expérience revient à la revivre

Des scientifiques ont pour la première fois enregistré des cellules du cerveau dans l'acte de convoquer une mémoire spontanée, révélant non seulement l'endroit du cerveau dans lequel est stocké le souvenir d'une expérience, mais aussi, en partie, comment le cerveau est en mesure de le recréer.
New York Times / Science

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